Grosse en réparation ...

Grosse en réparation… Page 5.

Le jour j.

Il est 9 heures 50 quand j’arrive au service ambulatoire de la clinique, je suis attendue pour 10h.

L’opération est prévue pour 12 heures 30, j’ai donc un peu de temps. L’infirmière me reçoit, prise de tension, récap de l’intervention, tout y passe, après 10 min d’entretien elle finit par m’annoncer que tout le monde m’attend, un patient s’est désisté je dois partir au bloc immédiatement.

Dans ma tête tout s’accélère, tout se chamboule …

Ma maman et une de mes meilleures amies m’ont accompagnée, je leur annonce que je pars de suite. On m’emmène dans une pièce pour me déshabiller, pas de chambre encore pour moi, je n’étais pas prévue. Je me change et m’installe sur le brancard, je sens l’angoisse dans leurs yeux, la peur, l’appréhension… Et puis je m’effondre… dans leurs bras à toutes les deux, à tour de rôle… C’est le moment, mon moment, un mélange de peur et de soulagement, la fin d’un parcours du combattant, cette opération je l’ai voulue, tellement voulue, et c’est là maintenant !

La brancardière m’incite à pleurer, à tout lâcher, je m’exécute sans me faire prier.

C’est parti on me descend …

En bas on est 6 devant une chaîne de musique, on s’observe, on observe les allers-retours du personnel hospitalier. Je n’ai pas peur, je n’ai jamais eu peur de cette opération à vrai dire, je sais que tout ira bien. Les lits d’à côté partent au compte-goutte, entre deux on me pose un cathéter, l’anesthésiste vient me faire un coucou. Je suis le dernier lit à partir, j’entre au bloc, mon dieu que j’ai froid …

On m’installe, le personnel est serein, ils rigolent et je me sens bien, une inspiration dans le masque et me voilà en salle de réveil.

Le réveil est dur, très dur, je n’arrive pas à ouvrir les yeux, je n’ai pas mal, je finis même par me demander si j’ai bien été opérée, il paraît  que c’est la magie de la morphine …

Je les entends parler, ma tension est haute, trop haute et apparemment je suis là depuis longtemps, je n’ai plus aucune notion du temps, la dernière fois que j’ai vu l’heure il était 11 heures 20. Je lutte pour ouvrir un œil, je crois qu’ils me remontent en chambre. J’aperçois ma mère et mon amie au bout du couloir, mais je n’y arrive pas, ni à me réveiller, ni à parler, j’entends qu’il est 16h.

Ma mère reste là, à côté, elle me parle, essaye de me réveiller mais tout me paraît insurmontable. Je suis fatiguée, j’ai envie de vomir, ma tension ne baisse pas, et je dois sortir dans 2 heures . Elle grappille du temps mais malgré son inquiétude je décide de sortir, après tout mon chirurgien et l’infirmière me poussent à rentrer chez moi, c’est que je ne crains pas grand-chose. Je m’habille, en dormant d’un œil, entre deux je vomis un peu, elles me tiennent pour marcher, je monte dans la voiture, me voici chez moi.

Les enfants me regardent inquiets, et je m’effondre dans les bras de mon chéri. Il est 20 heures 30, aujourd’hui 30 janvier, après 4 mois de parcours j’ai enfin été opérée d’une sleeve en ambulatoire, et tout ce que je ressens à ce moment précis, c’est d’avoir fait une énorme connerie  ….

Source image : Google .

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