À chacun son heure !

Récit d’accouchement : … Et ensuite Caly ! 

Depuis plusieurs mois je me dis qu’il faut que je vous raconte mes accouchements, après tout c’est une partie très importante de l’histoire de mes enfants, et de mon histoire …. Alors aujourd’hui je continue …

Nous sommes le 18 octobre, aujourd’hui ma meilleure amie arrive de Bordeaux pour quinze jours, mon terme étant le 25 octobre, le timing était donc parfait ! Elle n’avait pas pu être là pour les premiers jours de Juliann, c’était donc très important pour moi qu’elle soit là cette fois ci ! Toute notre organisation était prévue autour d’elle, elle pourrait nous amener à la maternité à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, s’occuper de Juliann pendant notre absence, je crois que j’avais beaucoup misé sur son arrivée … 

Il est 11 heures quand je reçois son message pour me dire qu’elle est bien arrivée, chéri et bébé dorment encore, je me lève, heureuse de me dire que je peux accoucher sereinement elle est enfin là … 

Il est 11 heures 15 quand devant mon évier je perds les eaux, il faut croire que le psychologique a finalement beaucoup d’importance ! Je réveille les garçons calmement, Geoffrey avait parié que j’accoucherai le 18, alors imaginez sa joie et son étonnement quand je lui ai dit que c’était pour aujourd’hui, quant à ma meilleure amie, je crois que mon coup de téléphone ce matin là restera marqué dans sa mémoire un long moment ! 

Midi, nous  voilà partis à la maternité, à la première auscultation, le sage femme m’explique qu’il ne voit rien, que ça ne coule pas et que j’ai dû me faire pipi dessus, je lui demande si c’est une blague, j’ai déjà perdu les eaux et je reconnais ce qui est en train de se passer, il me fait rire, la poche des eaux explose, cette fois il n’y a plus aucun doute!! Comme pour mon premier, je n’ai aucune contraction, je suis dilatée à 2, mais c’est comme ça depuis le 6 ème mois, nous voilà donc partit pour de longues heures d’attente et de marches dans les couloirs de l’hôpital ! 

Pour cet accouchement j’avais établi un projet de naissance, je souhaitai aller le plus loin possible sans péridurale, suite à l’échec de mon premier accouchement, j’ai fait une préparation naturelle dans l’optique, que cette fois encore, elle ne marcherai pas, sophrologie, positions, massages, je partais pour cette nouvelle aventure beaucoup plus sereinement … 

Il est 21 heures quand les premières contractions se font ressentir, j’appréhende de me retrouver de nouveau en tête a tête avec cette douleur, mais cette fois elle ne gagnera pas ! Les heures passent, et je gère, seule face à moi même, dans ma bulle, Geoffrey lui a comprit l’ampleur de mon combat, cette revanche sur moi même, il est solide, confiant, et c’est tout ce dont j’ai besoin à ce moment là ! Les sages femmes me poussent un peu plus loin à chaque centimètre gagné, je suis calme, je respire, aucun cris, aucunes larmes, c’est moi qui mène la bataille …

Il est minuit, quand, dilatée a 5, je demande la péridurale, on nous emmène en salle de naissance, je suis seule à accouchée ce soir là, tout est calme, les couloirs sont vide, c’est apaisant, le temps de poser la péri je suis dilatée à 7, les sages femmes m’expliquent que l’anesthésie est très légère, simplement pour que je puisse dormir une heure ou deux, et que les douleurs reviendront quand il sera le moment de se mettre en place. Je découvre le bonheur d’une anesthésie qui marche, seulement après 15 minutes de sieste, les douleurs reviennent, encore plus fortes cette fois, je me renferme dans ma bulle, je gère la douleur, je demande à ce que l’on me réinjecte une dose, par précaution elle vérifie mon col, je suis à dilatation complète, ça ne sert donc plus à rien, je vais donc accoucher une deuxième fois sans péridurale, mais complètement différemment, cette fois ce sera en connaissance de cause, je m’y suis préparée… 

Je suis calme, pleine d’énergie à nouveau, et nous décidons donc de prendre le temps de laisser descendre bébé tranquillement, la douleur est présente, mais la satisfaction de travailler main dans la main avec mon bébé l’emporte …

30 minutes plus tard il est temps pour moi de pousser, une épaule bloque un peu, je commence à fatiguer, dans un dernier effort je réussis à la débloquer, une dernière poussée, des pleurs, elle est enfin là ..

Caly est née le 19 octobre à 01 heure 15, pour 4kg450 et 52,5 cm, un accouchement dans le calme, sans stress, sans peur, un accouchement parfait …


Une revanche sur moi même, je n’ai pas subi cette naissance, je l’ai vécu, j’ai pu mettre en place tout ce que j’avais imaginé pour ce moment, ça peut peut-être paraître bête, mais c’était un moyen pour moi de me prouver que j’en étais capable, une façon de boucler la boucle…

Il est important de comprendre que chaque accouchement est différent, tout comme chaque personne gère le stress et la douleur d’une certaine façon.Mes accouchements ne sont en rien un exemple, ni le reflet de ce que vous allez vivre, ou de ce que vous avez vécu, c’est simplement mon histoire, notre histoire ….
Pour retrouver le récit d’accouchement de Juliann c’est ici !!!

C’est à vous : 
Quelles sont vos craintes au sujet de l’accouchement ? 

Racontez moi le vôtre !!!

Publicités

2 thoughts on “Récit d’accouchement : … Et ensuite Caly ! ”

  1. Je vous dis chapeau bas!! Vraiment! Je ne sais pas si j’aurais tenu le coup sans la peri, faut dire que ca a été long…

    Je me lève le samedi 18 juin en disant à mon conjoint pour rigoler « ca y est ça fait 38 semaines, je peux accoucher! ». Des le matin j’ai des contractions, mais comme depuis le tout début de ma grossesse, je ne m’inquiète pas. Nous avons une journee plutôt marathon, courses, voiture, marche, re voiture ça ne s’arrête pas. Dans la journee je prend ma dose de spasfon et en rentrant à 19h je m’inquiéte un peu parce que je n’ai plus rien pour soulager la douleur.
    Appel aux urgences pour être sur, le sage femme me dit que tant que la douleur ne monte pas crescendo et que les contractions ne s’espacent pas de 5 min pas la peine de venir.
    Rassurée, on finit notre petit journee, mais quand même fatiguée à 21h on est dans le lit à lire. Et la, la douleur monte! J’attend un peu, encore un peu plus, puis je finis par prendre un bain pour soulager tout ca. Ca ne passe pas, j’ai mal, je rappel les urgences, ils me disent de venir.
    En arrivant je suis dilatée a 3 et s’ensuit la plus longue nuit de ma vie. Les contractions sont douloureuses, je ne tiens plus à 4h on me pose la peri. Et la le bonheur de micro dodo de 5 min entre les contractions.
    Mon fils naîtra finalement le 19, jour de la fête des pères, a 11h38. 12 heures de travail mais ça valait tellement la peine!

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s