DIY, le jeu des pinces à linges, inspiration Montessori ! 

J’ai eu envi de réaliser une petite activité à Caly (17 mois) avec un mini budget ! C’est tout naturellement que je me suis orientée vers la pédagogie Montessori. 

 J’ai trouvé l’inspiration sur Pinterest, le jeu des « pinces à linges », l’idée est plutôt simple, et apporte à l’enfant l’apprentissage des couleurs et de la motricité fine dite de la « pince », et en plus je pouvais faire participer mon aîné ( 5 ans ) pour la réalisation , j’ai donc opté pour celui ci ! 

Pour réaliser ce jeu des pinces à linges il m’a fallut : 

– 24 pinces à linges en bois (moins de 5€)

– Un carton, pour couper le rond ( récup).

– De la peinture ou des feutres ( recup de celle des enfants ou moins d’un euros le petit pot ).

– Un pinceau ( moins d’un euros ).


Ensuite il suffit simplement de peindre ou de faire peindre par vos enfants, de la couleur que vous souhaitez, sur le cartons type  » fromage », ainsi que sur les pinces à linges . Caly commence petit à petit à réussir la « pince « , nous jouons aussi à les poser sur la couleur correspondantes sans les pincer au bord, et j’en profite pour lui répéter le nom des couleurs.  

Voici un jeu ludique d’apprentissage, pour moins de 10€ ! 

Qu’elles sont vos jeux favoris dans l’esprit Montessori ?

23 heures 15… Ce soir j’ai crié trop fort … 

Ce soir j’ai crié un peu trop fort, ce soir ils m’ont poussé à bout… 

Quelle est cette petite chose en plus qui fait que parfois tout bascule ? 

La fois de trop, l’énième bêtise, des pleurs, des cris, et puis d’un seul coup c’est comme si tout nous échappé, le contrôle de soi, la patience, et toute notre bienveillance aussi importante soit elle, s’envole en fumée en une fraction de seconde … 

Se contrôler, ne pas craquer, et puis finir par s’enfermer aux toilettes pour pleurer… 

Dans cette société bien-pensante, il est de mauvais genre de reconnaître ses failles, d’osez dire que parfois nous ne sommes pas les mamans parfaites que l’on voudrait que l’on soit, que parfois nous sommes à bout, ou seulement épuisés ! Il est difficile de dire haut et forts que par moment la maternité n’est pas un bonheur de tout les jours, sous peine d’être décapité en place public, ou encore d’être accusé de ne pas aimer ses enfants suffisamment ! 

La mère parfaite est un idéal impossible à atteindre, une pure création marketing, qui oblige les femmes à se surpasser, certaines arriveront à frôler la perfection mais pour la majorité d’entre nous c’est un poids bien trop lourd à porter, être parent ça s’apprend, et apprendre c’est aussi se tromper parfois… 

Certains soir je n’y arrive plus, quand la patience s’est faite la mâle pour laisser place à la fatigue, il y a des soirs où cette facette de moi même que je déteste prend le dessus, ou je n’arrive plus à encaisser, ou j’aimerais souffler, m’échapper, quelques heures loin de tout ça , me retrouver en tête à tête avec moi même…

Ce soir je n’ai pas été cette mère parfaite ! 

Il est 22 heures, et personne ne veut dormir, moi, je suis épuisée, comme un défi entre eux, une impression qu’ils se mettent en concurrence, lequel des deux feras la plus grosse bêtise, lequel des deux me poussera le plus loin … Ils crient fort, tellement fort, ils se mettent en danger, rigolent à chaque menace qui sort de ma bouche, comme pour me pousser dans mes retranchements … 

Dans ces moments là j’aimerai prendre le recul nécessaire, mais je n’y arrive pas, du moins, je n’y arrive plus ! J’aimerai pouvoir me dire que ce n’est pas contre moi, qu’ils ne font pas ça pour m’atteindre, pourquoi le feraient-ils après tout ? Mais c’est au dessus de mes forces, alors ces soirs là, je vais crier bien trop fort pour eux, je vais menacer, punir, dire des choses que je ne pense pas …ils finiront par se calmer, et moi par culpabiliser. 

Culpabiliser de ne pas être cette mère parfaite qui n’élève jamais la voix, qui n’a besoin d aucunes menace pour se faire écouter, culpabiliser d’être si perdue parfois …

Et comme beaucoup je vais garder ça pour moi, ne pas en parler pour ne pas être juger, mais un jour il faut ouvrir les vannes, en parler pour se soulager, pour réussir à comprendre que, non, ce n’est pas grave de ne pas être une mère parfaite, que non, ce n’est pas grave d’aller crier dans les toilettes, ou de finir en larmes, oui on a le droit de craquer un peu non ? Et tout ça n’enlève en rien tout l’amour que j’ai pour eux, pour ces petits bouts de moi qui rendent la vie merveilleuse bien plus souvent qu’ils ne la rende insupportable ! 

Mais ce soir j’ai crié un peu trop fort, et au milieu de mes larmes, j’ai eu besoin de dire à toutes celle qui ont déjà finit, ou, qui un jour finiront en pleures, enfermer dans les toilettes, ou dans leurs chambres, VOUS N’ÊTES PAS SEULES…. 


Source photo : Pinterest 

Nos livres coups de cœur du moment ! 

J’ai décidé de vous partager notre sélection de livres du moment !

En ce moment j’essaye de travailler un peu sur moi même, de me recentrer, d’améliorer mes failles, ma lecture est donc ciblée sur des ouvrages pouvant m’aider ! 
Mes deux coups de cœur du moment se trouvent aux éditions Eyrolles, il y a tout d’abord,  

  • Aimer sans violence , de Christophe Carré. Ce livre me fait du bien il m’aide à comprendre et à avancer sur mes failles et mon comportement au sein de mon couple . Après 8 ans de vie commune c’est une bonne remise en question ! 

Vous pouvez le retrouver ici

  • Enfin libre d’être moi, de Patrick Collignon. Ce livre est une vraie thérapie, pour l’attaquer il faut être prêt à faire un gros travail sur soi, à se libérer, à s’avouer certaines choses, chaque chapitre est un exercice à effectuer, certains sont plus durs que d’autres, certains nous poussent un peu plus loin que d’autres, mais tous ont un impact ! 

Beaucoup moins cher qu’un psy et tout aussi efficace, si on décide de s’y mettre réellement ! 

Vous pouvez le retrouver ici !

Pour les enfants nous avons reçu deux livres des éditions Fleurus, je les avais repérés depuis un petit moment et je ne me suis pas trompée, ils sont parfaits ! 

  • Mon temps calme avec Noah le petit panda, De Louison Nielman et Thierry Manes. Juliann est une pile électrique qui l’est difficile de stopper, mais grâce aux exercices de yoga et de respirations de Noah, que l’on réalise en même temps que lui au fur et à mesure de la lecture, il arrive à s’apaiser. C’est également un bon moment de partage et de complicité avec son enfant ! Vous pouvez le retrouver ici !                
  • 1 million de journées créatives. Les activités sont réparties en 3 catégories, matin, après-midi et soir. Pour le matin on retrouve plein d’idées d’activités manuelles, pour l’après midi ce sont plutôt des jeux, d’extérieur ou d’intérieur, et pour le soir on apprend à dessiner grâce à des explications claires et faciles pour reproduire le dessin de base, c’est la partie préférée à la maison, il est très fier de réaliser des choses qu’il trouvait plutôt compliquées et de pouvoir nous dessiner un pirate en entier ! Juliann adore ce livre on a de quoi s’occuper toute la journée et pour un long moment, c’est un livre parfait, d’autant plus pendant les vacances et les journées de pluie, ils nous a sauvé la vie plus d’une fois !

Vous pouvez le retrouver ici !

Quel est votre livre du moment ? 

22 heures 30, La fille d’en face… 

Il est 22h30 et dans l’immeuble d’en face c’est la fête ! 

La musique et les rires résonnent dans toute la rue…

Ils doivent être une vingtaine dans cet appartement minuscule, et même si nous sommes en février les fenêtres sont grandes ouvertes, sûrement pour la cigarette, ils ont à peu près 20 ans, aucun enfant mais un tas d’amis .. 

Chez nous tout est calme, je bois un thé devant un navet à la télé, la tête un peu dans les vapes, je somnole d’un œil en réfléchissant aux tracas du quotidien . Les enfants dorment depuis 21 heures et comme tous les soirs je suis un peu perdue dans cet appartement bien trop calme pour moi … 

Une chanson résonne, qu’est ce qu’on a pu danser sur celle là, les souvenirs remontent, ils défilent et je me laisse envahir par la nostalgie… 

Où sont passés nos 20 ans , notre insouciance, les fêtes interminables, improvisées, un peu trop alcoolisées… Où est passé le temps où il ne fallait se soucier que de nous, sans penser aux conséquences d’une nuit blanche, sans se dire que quoi qu’il se passe ce soir, demain, il faudra assumer les enfants, peu importe notre état … Où sont passés tout ces amis toujours présents pour faire la fête, mais qui détalent dès qu’on leur annonce une grossesse ..

Où sont passées toutes ces années ? 

Je crois qu’elles se sont enfuies, sûrement avec les rires de nos enfants, elles se sont effacées petit à petit, à chaque premiers pas, à chaque première fois, elles ont passé le relais à nos années parents, au mois sans sommeil, au premières rides, au premiers  » papa  » et  » maman  » …. 

Il est 23 heures 30, et la musique est forte, trop forte pour un jour de semaine, il y a 7 ans j’étais de l’autre côté de la rue, me foutant des gens qui se lèveront tôt demain matin, des enfants qui dorment, mais le temps passe, et moi, je suis passée de l’autre côté, du côté de la mère de famille qui espère que le bruit de la rue ne réveillera pas ses enfants …

Je suis passée du côté, où les soirées entre amis se font rares, où le calme fait du bien, où chaque minute de sommeil est à prendre au sérieux, et où le rire des enfants est le seul remontant nécessaire! 

Finalement je crois que c’est de ce côté là dont je rêvais depuis des années, j’ai construit, nous avons construit chacunes des marches qui nous ont conduites ici, je ne suis pas carriériste, je n’ai pas de grandes ambitions, j’avais un but, construire ma propre famille, une famille pleine d’amour, une famille soudée, une famille comblée …

Les amis se font rares mais ceux qui restent sont bel et bien là, les soirées, elles, sont moins bruyantes, mais tout aussi enrichissantes, la vie à un nouveau goût, un goût merveilleux !

Il y a 7 ans, j’étais cette fille accoudée à la fenêtre, un verre dans une main, une clope dans l’autre, j’étais cette fille un peu paumée , imaginant ce que serait sa vie dans l’appartement d’en face, rêvant à cette famille de l’autre côté de la rue en espérant, un jour, être à leur place, il y a 7 ans, j’avais 20 ans, des amis en pagaille, et encore tout à construire… 

Le bruit s’est arrêté, la fête est terminée, les enfants dorment paisiblement, mon thé est froid, j’ai du plonger dans mes souvenirs un peu trop longtemps… 

La fille d’en face a disparu, et pourtant il faudrait que je la remercie, ce soir grâce à elle, je me suis rappelée de la chance que j’ai d’en être la , je me suis souvenue que finalement, je n’étais pas si heureuse que ça à cette époque, je me suis rappelée que pour rien au monde… je ne retournerai de l’autre côté !


Source photo : https://lespaperolesdeceleste.wordpress.com/2016/02/18/eloge-du-tabac/femme-fume-cigarette-fenetre/

Instant look : Kids, la tendance est au Gris ! 

Il y a quelques temps, je cherchais désespérément quelqu’un pour shooter quelques looks de Caly, ma copine Olivia du blog Twinny Mummy & cie, m’a proposé de réaliser quelques photos, en compagnie de son fils Leandro ! Une super idée pour vous montrer de nouveaux looks, vous partager nos inspirations, vous faire découvrir de nouvelles marques ou de petits créateurs.

Un look fille et un look garçon, dans un thème commun, pour cette séance, nous avons choisis un code couleur, de gris, noir et blanc, pour un look plutôt sportswear. Quand au lieu, les vieux escaliers du centre de notre ville est un endroit idéal, pour capturer de merveilleux moments …

J’ai reçu, il y a plusieurs semaine, de la part d’une petite créatrice pleine de talent, un sarouel et un bandeau pour Caly, elle vous propose plusieurs combinaison possible, ainsi que le choix du tissus. J’ai opté pour cet imprimé attrape rêve que j’adore, le tissus est tout doux et la coupe super !

img_6506Vous pouvez découvrir toutes ses créations sur sa page fabric a dream.

Leandro a eu la gentillesse de prêter son gilet à Caly, un magnifique gilet tout doux de la marque BeGummy.

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Vous pouvez le retrouver ici et bénéficier de 15% de réduction grâce au code TWINNYGUMMY.

Quand au baskets, mon coup de cœur de cet hiver, les pumas heart, les lacets se remplace aussi par les rubans rose.Vous pouvez les retrouver ici.

Et voici le magnifique rendu de ce shooting … Pour retrouver le look de Leandro, c’est chez Twinny Mummy que ca se passe !!!

Qu’aimeriez vous que l’on vous propose comme look ? Dites moi tout ! 

Et puis il y a eu l’IVG …

<<Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que la société paraisse l’encourager ? Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femme – Je m’excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d’hommes : aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. >>Simone Veil. 

Je suis ce que l’on appelle hyper fértile, et nous sommes ce que l’on appelle, hyper compatible, un beau tableau n’est ce pas ? ( Pour mieux comprendre l’hyper fértilité, je vous laisse lire l’article de Zozomum, juste ici .) 

Pour nos deux enfants désirés, une chance inouïe, mais pour le reste, c’est un cauchemar sans fin… 

Comment faire quand le seul recours reste l’IVG ? Comment vivre avec ça ? Après ça ? 

Une grossesse sous contraception, ça arrive, bien plus souvent qu’on ne le crois, mais parfois, ce n’est pas le moment, par manque d’envie, de moyen, de situation, certaines femmes choisissent l’avortement, j’ai choisi l’avortement… 

Un choix difficile, un choix réfléchi, qui se mêle à la culpabilité, sa culpabilité personnelle, la culpabilité dans les mots des professionnels de santé, ou dans les yeux de notre entourage, la culpabilité envers les couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants, les couples qui mettrons des années à en avoir, je connais la souffrance de ces gens là aussi, je ne l’ai que trop bien côtoyé, mais garder un enfant dont on veut pas, seulement par culpabilité, est à mes yeux encore pire que cet acte là … 

Oui, c’est un acte dur à avouer, quelque chose que l’on vit généralement seule, ou en couple, mais quelque chose dont on ne parle pas, je suis sûre que dans votre entourage proche, ou moins proche, vous êtes passé a côté de la détresse d’une femme qui porte la lourde valise de l’IVG …

Nous n’en sortons pas indemnes, j’ai trop souvent entendu dire qu’il ne fallait pas plaindre les femmes qui sont passées par là, après tout c’est leur choix, l’IVG laisse des traces, psychologiques, parfois physiques, c’est un moment douloureux aussi bien physiquement que moralement, un moment dont on se rappelle toute sa vie, parfois avec regrets, et parfois en se disant que c’était la meilleure chose à faire …

Je ne donnerais jamais raison à celles qui se servent de l’IVG comme d’un moyen de contraception, mais un peu d’ouverture d’esprit pour celles dont ce chemin est le seul qui s’ouvre à elle, ne ferait pas de mal à ce monde en ce moment …. 

Parfois je me demande ce que serait notre vie si nous n’étions pas passé par là, parfois la peine est immense en repensant à la douleur que j’ai pu vivre ce jour là, je n’étais pas prête, nous n’étions pas prêts, notre situation non plus, je crois que j’ai pleuré des semaines entières, il me semble que j’en voulais à la terre entière… 

Il n’y a pas un seul jour qui passe, sans que je ne pense à ces femmes, ces mères, ces filles, qui doivent traverser cette épreuve, avec, ou, sans aucun soutient !

Nous ne voulons plus d’enfants, mais je vis dans la crainte constante qu’un jour mon stérilet me fasse défaut, je ne veux plus jamais avoir à revivre ça, et je ne souhaite à personne de le vivre un jour, mais l’IVG EST UN DROIT, n’oubliez jamais que pour vous aussi, peut importe votre parcours, un jour ce sera peut être la seule solution qui s’offre à vous ! 

Je reste ouverte à la discussion, les personnes dont l’intention est de juger ou de critiquer peuvent continuer leur chemin, quand à celles qui veulent parler, libérez vous, en commentaires ou en privé, je vous lirez avec la plus grande bienveillance…. 

Je vous embrasse…

Récit d’accouchement : … Et ensuite Caly ! 

Depuis plusieurs mois je me dis qu’il faut que je vous raconte mes accouchements, après tout c’est une partie très importante de l’histoire de mes enfants, et de mon histoire …. Alors aujourd’hui je continue …

Nous sommes le 18 octobre, aujourd’hui ma meilleure amie arrive de Bordeaux pour quinze jours, mon terme étant le 25 octobre, le timing était donc parfait ! Elle n’avait pas pu être là pour les premiers jours de Juliann, c’était donc très important pour moi qu’elle soit là cette fois ci ! Toute notre organisation était prévue autour d’elle, elle pourrait nous amener à la maternité à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, s’occuper de Juliann pendant notre absence, je crois que j’avais beaucoup misé sur son arrivée … 

Il est 11 heures quand je reçois son message pour me dire qu’elle est bien arrivée, chéri et bébé dorment encore, je me lève, heureuse de me dire que je peux accoucher sereinement elle est enfin là … 

Il est 11 heures 15 quand devant mon évier je perds les eaux, il faut croire que le psychologique a finalement beaucoup d’importance ! Je réveille les garçons calmement, Geoffrey avait parié que j’accoucherai le 18, alors imaginez sa joie et son étonnement quand je lui ai dit que c’était pour aujourd’hui, quant à ma meilleure amie, je crois que mon coup de téléphone ce matin là restera marqué dans sa mémoire un long moment ! 

Midi, nous  voilà partis à la maternité, à la première auscultation, le sage femme m’explique qu’il ne voit rien, que ça ne coule pas et que j’ai dû me faire pipi dessus, je lui demande si c’est une blague, j’ai déjà perdu les eaux et je reconnais ce qui est en train de se passer, il me fait rire, la poche des eaux explose, cette fois il n’y a plus aucun doute!! Comme pour mon premier, je n’ai aucune contraction, je suis dilatée à 2, mais c’est comme ça depuis le 6 ème mois, nous voilà donc partit pour de longues heures d’attente et de marches dans les couloirs de l’hôpital ! 

Pour cet accouchement j’avais établi un projet de naissance, je souhaitai aller le plus loin possible sans péridurale, suite à l’échec de mon premier accouchement, j’ai fait une préparation naturelle dans l’optique, que cette fois encore, elle ne marcherai pas, sophrologie, positions, massages, je partais pour cette nouvelle aventure beaucoup plus sereinement … 

Il est 21 heures quand les premières contractions se font ressentir, j’appréhende de me retrouver de nouveau en tête a tête avec cette douleur, mais cette fois elle ne gagnera pas ! Les heures passent, et je gère, seule face à moi même, dans ma bulle, Geoffrey lui a comprit l’ampleur de mon combat, cette revanche sur moi même, il est solide, confiant, et c’est tout ce dont j’ai besoin à ce moment là ! Les sages femmes me poussent un peu plus loin à chaque centimètre gagné, je suis calme, je respire, aucun cris, aucunes larmes, c’est moi qui mène la bataille …

Il est minuit, quand, dilatée a 5, je demande la péridurale, on nous emmène en salle de naissance, je suis seule à accouchée ce soir là, tout est calme, les couloirs sont vide, c’est apaisant, le temps de poser la péri je suis dilatée à 7, les sages femmes m’expliquent que l’anesthésie est très légère, simplement pour que je puisse dormir une heure ou deux, et que les douleurs reviendront quand il sera le moment de se mettre en place. Je découvre le bonheur d’une anesthésie qui marche, seulement après 15 minutes de sieste, les douleurs reviennent, encore plus fortes cette fois, je me renferme dans ma bulle, je gère la douleur, je demande à ce que l’on me réinjecte une dose, par précaution elle vérifie mon col, je suis à dilatation complète, ça ne sert donc plus à rien, je vais donc accoucher une deuxième fois sans péridurale, mais complètement différemment, cette fois ce sera en connaissance de cause, je m’y suis préparée… 

Je suis calme, pleine d’énergie à nouveau, et nous décidons donc de prendre le temps de laisser descendre bébé tranquillement, la douleur est présente, mais la satisfaction de travailler main dans la main avec mon bébé l’emporte …

30 minutes plus tard il est temps pour moi de pousser, une épaule bloque un peu, je commence à fatiguer, dans un dernier effort je réussis à la débloquer, une dernière poussée, des pleurs, elle est enfin là ..

Caly est née le 19 octobre à 01 heure 15, pour 4kg450 et 52,5 cm, un accouchement dans le calme, sans stress, sans peur, un accouchement parfait …


Une revanche sur moi même, je n’ai pas subi cette naissance, je l’ai vécu, j’ai pu mettre en place tout ce que j’avais imaginé pour ce moment, ça peut peut-être paraître bête, mais c’était un moyen pour moi de me prouver que j’en étais capable, une façon de boucler la boucle…

Il est important de comprendre que chaque accouchement est différent, tout comme chaque personne gère le stress et la douleur d’une certaine façon.Mes accouchements ne sont en rien un exemple, ni le reflet de ce que vous allez vivre, ou de ce que vous avez vécu, c’est simplement mon histoire, notre histoire ….
Pour retrouver le récit d’accouchement de Juliann c’est ici !!!

C’est à vous : 
Quelles sont vos craintes au sujet de l’accouchement ? 

Racontez moi le vôtre !!!

Récit d’accouchement : Il y a d’abord eu Juliann …

Depuis plusieurs mois je me dis qu’il faut que je vous raconte mes accouchements, après tout c’est une partie très importante de l’histoire de mes enfants, et de mon histoire …. Alors aujourd’hui je me lance …

Nous sommes le 25 Novembre, comme tout les jours depuis une semaine ma sage femme vient pour un examen de contrôle, mon terme est prévu pour le 2 décembre , elle m’explique que mon col est bien fermé et que je n’ai aucune contraction, elle en rigole, moi pas du tout, je n’en peux plus ! 

Pour stimuler ce col un peu flemmard je décide d’aller me balader avec ma maman, c’était sans savoir que lors de cette promenade j’allais sauver la vie de mon petit frère de 18 mois qui s’était étouffé avec du pain… Fatiguée par cette grosse frayeur, je décide de rentrer . 

Il est 21 heures, Geoffrey travaille, et depuis plus d’une heure je suis au téléphone, une conversation compliquée, d’un coup je suis complètement trempée … Je raccroche je me lève, il semblerait que j’ai perdu les eaux … Apres plusieurs coups de téléphone pour prévenir mes proches, je décide de prendre une douche et de me préparer, impossible pour moi de ne pas être apprêtée pour cette rencontre, Geoffrey est un peu stressé, je crois que nous ne réalisons pas vraiment ! 

Une heure plus tard nous voilà partis a la maternité, je suis détendue, je rigole, je n’ai pas mal, je m’inquiète même de salir la voiture des amis qui nous accompagnent et les couloirs de l’hôpital, car pour celles qui ne le savent pas ( ce qui était mon cas), ça ne s’arrête jamais de couler jusqu’au moment de l’accouchement ! 

22 heures 30, nous sommes en salle de préparation,la perte des eaux est bien confirmée, mais je n’ai encore aucune contraction, je rencontre les deux sages femmes qui s’occuperont de moi, ce sont deux hommes, je suis surprise mais ils me mettent à l’aise de suite . Geoffrey essaye de dormir par terre et moi je m’impatiente … 

23h30 …. 00h … 01h00…

Nous partons donc monter et descendre les escaliers de l’hôpital, 01 heure 45 les premières contractions … Tout s’enchaîne très vite, la poche des eaux étant rompue, les contractions deviennent douloureuse très rapidement, douche, ballon, massage, rien n’y fait! 

3 heures, je demande la péridurale, je suis dilatée seulement a 3 cm, mais je n’en peux plus… Enfin installée en salle de naissance, on demande au papa de sortir, l’anesthésiste arrive, une dame blonde très gentille, elle me pique sans soucis. 10 minutes plus tard je ne suis anesthésiée que du côté gauche, elle décide donc de me réinjecter une dose, cette fois la douleur reviens des deux côtés, ça ne marche pas … Elle m’explique que l’on tente une dernière fois mais que si ça ne fait toujours pas effet, il faudra que je me fasse une raison, j’accoucherai sans péridurale! La troisième tentative est un échec, et la douleur insupportable, il descend très vite et ne laisse pas à mon corps le temp de se reposer, les sages femmes sont exceptionnels je ne les remercierai jamais assez, et mon chéri merveilleux, on essaye de me calmer au gaz, mais je divague j’arrache tout je n’en peux plus, je respire mal, je ne respire plus, on me demande de me calmer, je met mon bébé en danger, a ce moment précis j’ai l’impression d’être possédée, que mon corps ne m’appartient plus, moi qui m’étais jurée de ne jamais hurler, je réussi à faire paniquer toutes les salles de naissances! 

Je sens le désespoir dans les yeux de l’équipe, un chéri impuissant et terrorisé par ma souffrance, pendant une minute de lucidité on me dit que le seul moyen pour que tout s’arrête et qu’il sorte … 

7 heures, on me présente la relève,et on m’ausculte, je suis dilatée a 9, je n’en peu plus je suis épuisée, l’équipe sort de la salle, je sens qu’il arrive, l’envi de pousser est trop forte, je me rappel de cette fameuse phrase, il faut qu’il sorte, je pousse une fois, je sens la tête, je cris a geoffrey d’aller les chercher, le bébé arrive, l’équipe revient, l’ancienne et la nouvelle, ils nous disent que c’est impossible que j’étais dilatée a 9 il y a 2 minutes, une sage femme regarde et d’un coup tout le monde se met en place, je demande à ce que l’élève sage femme qui m’avais soutenu toute la nuit malgres ma détresse soit la, il m’avait dit que ça lui tenait à cœur, juste le temp de me mètre les pieds sur les étriers, une poussée et ses premiers cris retentissent, a quelques secondes prêt, personne n’aurait été la pour le réceptionner … 

Juliann est né le 26 Novembre 2011 à 07 heures 16, pour 3kg850 et 51,5cm, ils me l’on posé contre moi, et toute la douleur s’est enfuie, oubliée, comme ça, d’un coup, ils m’ont raconté mon état, et puis je m’en suis souvenue, j’ai eu honte, on a ris …


Accoucher sans être a dilations complète, à engendré une grosse déchirure, beaucoup de points, j’ai mis du temps à me remette de cet accouchement autant physiquement que moralement, je n’étais pas prête à vivre ça, pas comme ça, je ne m’étais jamais imaginée accoucher sans péridurale, je n’avais fait aucune préparations pour !   

J’ai crié haut et fort que je ne ferai plus d’enfant, et puis 4 ans plus tard c’était au tour de Caly, mais cette fois j’allais faire tout autrement ….. 

Si cet article vous plaît je vous partagerez prochainement celui de Caly …. 

Maintenant c’est à vous de me raconter votre histoire ! 

Je vous embrasse. 

03 heures 30 …Lettre ouverte à la vie … 

Il est grand temps que je te remercie … 

Notre relation avait bien démarré, j’ai meme été plutôt chanceuse au début, et puis au fil des années tu ne m’as pas épargné…

Tu as su me tester, tu m’as enlevé des personnes chères à mon cœur, tellement de personnes, tu ne nous a pas laissé beaucoup de répis tu sais, tu as rendu mon monde triste bien trop de fois, tu m’as rendu plus forte, plus solide, mais aussi beaucoup plus sensible … 

 Tu as mis des gens sur ma route parfois bons, parfois mauvais, j’ai toujours pu tirer une leçon de ces histoires, de ces échecs, tu m’as rendu plus entière, mais tu n’as jamais réussi à m’enlever cette soif de rencontres et d’échanges avec les autres ! 

Parfois je t’ai détesté tu sais, j’ai même pensé en finir avec toi à une certaine époque, il faut dire que tu as mis ma résistance à rude épreuve, mais l’amour que j’ai pour toi est bien trop fort…

 Et puis un jour tu m’as souri, la bonne personne au bon endroit, un coup de foudre , une vie à deux, de magnifique enfants en parfaite santé, plein de vie, une famille, ma famille, voilà ce que tu m’as donné … 

J’ai mis du temps tu sais à comprendre ma chance, pourtant, j’ai bien vu que tu ne l’avais pas donné à tout le monde, ou du moins pas aussi facilement, j’ai mis du temps à me satisfaire de ce qui m’était donnée, à m’en contenter, à m’en réjouir…

 J’ai même été un peu ingrate parfois, te critiquant, méprisant même ce qui m’était offert, comme si finalement ce n’était pas si important …

 Mais aujourd’hui j’ai compris … 

Je suis chanceuse de tout ces jours passés à tes côtés, chanceuse d’avoir toutes ces personnes dans ma vie, d’être entourée par des amis formidable, par une mère exceptionnelle et une famille aimante ,meme si petite soit elle… 

Je suis chanceuse de ne manquer de rien, d’avoir un toit sur la tête et un frigo rempli…

Je suis chanceuse de pouvoir vivre comme je l’entend, librement, de pouvoir m’accomplir en tant que femme, en tant qu’épouse, en tant que mère …

 Je suis chanceuse d’avoir des enfants en bonne santé, d’avoir cette famille dont j’avais tellement rêvé, celle dont je te parlais durant nos têtes à têtes, celle qui me rend heureuse… 

Alors oui aujourd’hui je me dois de te remercier, tu m’as apporté tout ce que j’attendais sans même le savoir, tu as fait de moi ce que je suis, j’espère pouvoir dire que je t’aime et que tu es tellement belle encore longtemps … 

Prends soin de ceux que j’aime s’il te plaît, c’est promis je te le revaudrais un de ces jours ! 

MERCI à toi … MERCI la vie ! 

20 heures 30 … On ­fait le bilan calmeme­nt …

Une année de plus se ­termine, 2016, une an­née riche en émotions­ …

Ce fut d’abord ma pre­mière année de maman ­de DEUX enfants, la p­remière année de Caly­, notre première anné­e à quatre ! Un tsunami d’émotion­s, et dire que j’appr­éhendais le changemen­t, mais ça  n’aura été­ que du bonheur… Des enfants épanouis­, des premiers pas, d­es premiers mots, des­ câlins entre frère e­t sœur, de la complic­ité, des rires, des p­leurs aussi parfois, ­mais surtout de l’amo­ur à n’en plus finir ­….L’année des 5 ans­ de Juliann et du pre­mier anniversaire de ­Caly , l’année de mon­ accomplissement fami­lial ….

Nous avons fêté nos 7­ ans d’amour, et j’ai­ compris au fil des m­ois que je l’aimerai ­toujours, même dans l­es tempêtes mises sur­ notre route, je sais­ qu’il est l’homme av­ec qui je finirai mes­ jours …

J’ai aussi profité de­ ma famille, de ma ma­man, de mon petit frè­re, de ma grand mère,­ et de tous les autre­s qui rendent la vie ­plus belle …

2016 est aussi la dat­e, où je suis devenue­ marraine pour la pre­mière fois, un petit ­amour que nous avons ­tous beaucoup attendu­ !

Ce fut aussi ma premi­ère année à la maison­ ! Après la naissance d­e Caly j’ai souhaité ­prendre mon congé par­ental, et je ne regre­tte absolument pas, p­ourtant il y a parfoi­s des bas, des moment­s de solitude, cette ­sensation d’être dépa­ssée, isolée et parfo­is même un peu snobée­, mais ça ne vaut pas­ tout le positif que ­ça m’a apporté, j’ai ­vécu chaque première ­fois de Caly, j’ai pu­ accompagner au quoti­dien Juliann dans son­ rôle de grand frère,­ mais aussi dans son ­autonomie. Je vais pr­ofiter des quelques p­etits mois qu’il me r­este avant de devoir ­reprendre le chemin d­u travail …

J’ai trouvé des amies­, mais j’en ai perdu ­aussi … Je suis une amoureus­e de l’amitié, c’est ­un des piliers de ma ­vie, mais malheureuse­ment je suis souvent ­déçue, je n’attire pa­s forcément les bonne­s personnes, alors je­ suis devenue un peu ­plus méfiante et je p­réfère prendre mon te­mps et me fier désorm­ais à mon instinct.. Heureusement j’ai au­ssi fais de magnifiqu­es rencontres cette a­nnée, j’espère qu’ell­es seront là encore l­ongtemps, et surtout ­j’espère garder auprè­s de moi celles qui s­ont là depuis telleme­nt d’années …

En Avril, ce fut auss­i la création du BLOG­ ! Un projet réfléchi d­epuis plusieurs mois,­ mais pour lequel j’a­i mis beaucoup de tem­ps à me lancer, un pe­u d’appréhension, de ­remise en question,et­ puis j’ai fini par m­e jeter dans le grand­ bain ! C’est une expérience­ merveilleuse qui m’a­pporte énormément, je­ peux échanger avec v­ous au quotidien, par­tager mes joies et me­s peines, j’ai eu la ­chance de faire de me­rveilleuse rencontres­, d’être sélectionnée­ pour les E-fluent, d­e partir à Paris, de ­rencontrer certaines ­d’entre vous,et puis,­ j’ai découvert des p­artenaires merveilleu­x… Je ne regrette absol­ument pas d’avoir osé­, et je vous remercie­ d’être de plus en pl­us nombreux à me suiv­re chaque jour ! 

Vous faites parti in­tégrante de mon année­ 2016,et j’espère vou­s garder avec moi enc­ore un long moment…

Je prends avec moi le­ meilleur de cette an­née, les plus beaux s­ouvenirs, et j’embarq­ue avec vous dans cet­te folle aventure que­ nous réserve 2017…­

N’oubliez pas de prof­iter des gens que vou­s aimez, la vie est b­ien trop courte !

Mon année en photos : 

Je vous embrasse.­..

Anaïs.